Les pièges des
plantes carnivores
Tous les
végétaux possèdent des pièges, par exemple le nectar
les parfums et les couleurs des fleurs. Dans ces cas
présents, le but est d'assurer la reproduction du
végétal. Les plantes carnivores possèdent également ce
type de pièges mais pas seulement : leurs feuilles se
sont aussi transformées en pièges pour la nutrition.
Il faut noter que seules les feuilles forment des
pièges et jamais les fleurs car elles servent à la
reproduction. Voilà pourquoi elles se trouvent le plus
souvent à l'extrémité de longues hampes florales, loin
des pièges.
Les pièges peuvent être séparés en trois groupes :
actifs, semi actifs et passifs.
Les pièges actifs :
Les pièges
actifs sont doués d'un mouvement rapide de fermeture
sur leurs proies.
- Les
pièges à loup ou pièges à mâchoires :
*
Dionaea (milieu terrestre)
*
Aldrovanda (milieu aquatique)
Pièges constitués d'une mâchoire qui se referment
rapidement (1/30s à 1s chez Dionaea et 1/500s à
1/1000s chez Aldrovanda).
- Les pièges à aspiration ou pièges à
succion :
*
Utricularia (Majoritairement aquatique)
Pièges constitués d'outres = utricules, disposées le
long des racines dont l'ouverture est commandée
lorsqu'une proie affleure des cils sensitifs, comme
chez la Dionaea. Ceci entraîne un gonflement de
l'utricule puis une forte aspiration de l'eau et de la
proie en 1/ 50s à 1/500s environ.
Les pièges semi actifs :
Les pièges
semi actifs sont doués d'un mouvement lent
d'enroulement des feuilles sur les proies.
- Les
pièges à glu ou pièges à tentacules :
*
Drosera (milieu terrestre)
*
Pinguicula (milieu terrestre)
Pièges constitués de feuilles adhésives. Ces feuilles
sécrètent des petites gouttelettes que l'on appelle
mucilage sur lesquels les proies se collent. Chez les
Droseras, après la capture de la proie, la feuille
s'enroule afin d'améliorer la surface de contact et
permet ainsi une meilleure digestion. Chez les
Pinguicula, les feuilles s'enroulent elles aussi.
Elles se replient sur leurs bords afin de maintenir
les proies contre par exemple le ruissellement de la
pluie.
Les pièges passifs :
Les pièges
passifs ne sont doués d'aucun mouvement.
- Les
pièges à glu ou pièges à tentacules :
*
Byblis (milieu terrestre)
*
Drosophyllum (milieu terrestre)
*
Ibicella (milieu terrestre)
*
Triphyophyllum (milieu terrestre)
Pièges constitués de feuilles adhésives. Ces feuilles
sécrètent des petites gouttelettes que l'on appelle
mucilage sur lesquels les proies se collent.
Cependant, par rapport aux Drosera et Pinguicula, les
feuilles ne s'enroulent pas.
- Les pièges à nasse :
*
Genlisea (Milieu terrestre)
Pièges en tubes spiralés dans lesquels les minuscules
proies pénètrent. Ces tubes possèdent des poils à
contresens. Les proies sont prisonnières et seront
digérées dans une "chambre".
- Les pièges à urnes ou pièges à cornets
:
*
Brocchinia (milieu terrestre)
*
Catopsis (milieu terrestre)
*
Cephalotus (milieu terrestre)
*
Darlingtonia (milieu terrestre)
*
Heliamphora (milieu terrestre)
*
Nepenthes (milieu terrestre)
*
Paepalanthus (milieu terrestre)
*
Sarracenia (milieu terrestre)
Pièges constitués de feuilles transformées en urnes ou
cornets. On les appelle ascidies. Ces pièges sont
constitués de trois zones :
- une zone attractive située au sommet du piège où les
proies (insectes) sont attirées par les glandes à
nectar.
- une zone cireuse, glissante, située au milieu des
urnes et cornets où les proies ne peuvent plus
remontées.
- une zone digestive située au fond des urnes où
les proies se noient dans un liquide composée d'eau,
d'enzymes, de sucs digestifs ...
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